| 23 novembre 2009 | |  | |
«Madame Plazza»
Dans cette pièce, la chorégraphe marocaine Bouchra Ouizguen qui a vécu et dansé entre le Maroc et la France met en scène, par le corps, la voix et les gestes trois « Aïta », ces artistes populaires de cabarets et de mariages. « On est à l’heure où les femmes se retrouvent seules, allongées sur de vieux sofas, vivantes et expressives, quatre femmes laissent leurs corps s’abandonner à l’aube. Leurs corps se frôlent lentement avec volupté tandis que leur regard se perd. Animées par des chants entrecoupés de cris puissants, elles habitent la nuit et déchirent l’espace. Elles dansent en comblant l’air de leurs gestes indomptés. D’une beauté redoutable, elles se guettent, libres et fières, habituées de leurs solitudes qu’elles repoussent en esquissant de possibles rencontres. »
La pièce porte un éclairage sur la liberté des corps et le rapport entre la danse, l’acte chorégraphié et le corps. La construction harmonieuse de la pièce, la présence de ces femmes entières et sincères qui envoûtent par leur chant participent à l’émotion dégagé par ce travail.
La pièce interroge sur le rôle du danseur et de l’interprète et son rapport avec le/la chorégraphe. D’où vient la poésie sur scène ? Comment naît l’émotion ?
Le parti pris de la chorégraphe était audacieux : mettre en présence trois femmes d’un certain âge, aux corps hors normes (occidentales), n’ayant aucune conscience de ce qu’est la danse contemporaine. Le pari est réussi : se dégage de cette pièce une sensualité maîtrisée, des émotions nuancées qui vont jusqu’à l’humour et l’extériorisation maximale des interprètes. Bouchra Ouizguen fait parler leur féminité où les corps respirent la liberté. A noter la scénographie : 3 matelas, divans marocain qui se transforment en tatami, en murs en parois et nous invitent à une certaine universalité.
Diffusion programmée en 2010 Entre 25 et 30 janvier à Marrakech En France : 11 et 12 février à Toulouse (CNDC) 4, 5 et 6 Mars à Paris (Centre Georges Pompidou) 10 mars à Saint-Nazaire 11 mars à Saint Herblain 14 mars au Creusot 16 mars à Auxerre 19 mars au Mans 23 mars à Lannion 26 mars à Caen (CCNCBN) Crédit photographie: Hibou En savoir plus Contact : aita.anania@yahoo.fr
| 13 novembre 2009 | |  | |
« Des témoins ordinaires » de Rachid Ouramdane,
pièce pour 5 danseurs
La pièce est construite autour du témoignage d’une douzaine de personnes qui ont eu à faire face à des actes de barbarie et ont été torturés (Rwanda, Kurdistan, Tchétchénie, Brésil...) Les 12 témoignages filmés alterneront avec la danse. “De la difficulté à “le dire” ; “C’est un souvenir dont je ne sais pas quoi faire et dont les autres ne savent pas quoi faire (Rwanda)” ; “Comment vivre normalement après ce que l’on a vécu ? On ne peut pas en prendre la mesure sur le moment”. La danse ne surligne pas cette douleur indicible, elle renvoie des images qui peuvent évoquer avec le corps le cheminement mental : une danseuse avance lentement et commence un incroyable solo en tournoyant, tournoyant de plus en plus vite, au fur et à mesure que la lumière devient aveuglante. Une spirale qui n’en finit pas. Ou encore des danseurs recroquevillés au sol, un bras en l’air pendant que d’autres tiennent de longs poiriers à l’équilibre parfait. Pour s’effondrer brusquement. Une pièce poignante, un témoignage à distance par les corps.
“Au début, le spectateur entend un témoignage, sans images, dans l’obscurité pesque complète, inquiétante du plateau. Mais le plus souvent R. Ouramdane recourt à la vidéo, matériau clef dans son travail sur l’identité (la sienne, celle des autres) et l’image qu’elle renvoie. Alors on voit des visages qui feignent de ne pas porter sur eux ce passé douloureux, des bouches qui peinent à trouver les mots pour dire l’indicible. Des images qui s’évanouissent ou se décomposent comme pour évoquer une mémoire incertaine. Scrupuleux, Ouramdane ne surligne pas par la danse les mots des victimes.... La danse ici déployée, qui s’épanouit dans un halo musical fait de résonances et d’effets de larsen, ne manque pas d’idées. Entre souffrance (déambulations sans but, corps courbés au sol, poiriers qui s’éffondrent, femme-toupie tourbillonnant à l’excès) et lueur d’espérance (couple enlacé)”.
Benoît Faucher, AFP juillet 2009 Calendrier: Du 08 au 18 octobre au Théâtre de Genevilliers / Festival d'Automne Les 09 et 10 novembre au Théâtre Universitaire à Nantes Le 13 novembre Le Fanal à Saint-Nazaire Du 09 au 11 décembre à la MC2 à Grenoble Copyright Photographie: Erell Melscoët
En savoir plus www.rachidouramdane.com
| 10 novembre 2009 | |  | |
« Lointain » et « Luisance » d’Alban Richard, duos
“Lointain”, 40’ : La pièce débute dans le noir profond. Petit à petit deux corps surgissent, entrelacent leurs mouvements sous un éclairage rappelant la douceur de la bougie. On a l’impression que la danse est faite d’une épaisseur silencieuse, malgré le chant de “Tristan et Isolde”. On voudrait se rapprocher de la scène pour mieux voir la danse - mouvement répétés au sol, souvent à genoux - qui s’apparente à un rituel. L’intensité lumineuse apparait et disparait régulièrement, laissant le cerveau imaginer quelques secondes les gestes restés en suspens.
“Luisance”, 20’ : Vêtues d’amples robes avec des rubans qui se croisent sur la poitrine, les deux danseuses commencent par un rituel répétitif, chacune debout sur une petite estrade. Le rythme du buste va bientôt se propager aux visages dont les expressions grimaçantes - langues pendantes, bouches tordues, têtes de côté - font penser à des tableaux de J. Bosch ou à des Saintes en extase. Les deux pièces sont très picturales, assez fascinantes dans leur composition qui paraît toujours très simple et minime mais s’avère complexe dans la lente évolution des mouvements. CALENDRIER 3 études de séparation : « Lointain-Luisance-Lacis » (création du troisième volet au Blanc-Mesnil du 20 au 23 octobre)
- Les 21 et 22 novembre au Havre, Automne en Normandie - Le 27 avril à L’espal au Mans - Le 4 mai au LU à Nantes - Les 25, 26 et 27 mai à la Comédie à Clermont-Ferrand - Les 22, 23, 24, 25 septembre à la Biennale de la danse, Focus Lyon Copyright photographie: Yvan Clédat En savoir plus www.ensemblelabrupt.fr
| 3 novembre 2009 | |  | |
" Switch " et " La Constellation consternée " de Thomas Lebrun
Ces deux pièces sont à part dans l’univers de Thomas Lebrun, où l’humour et le travestissement sont régulièrement présents. L’une « Switch » traite de l’identité : les quatre danseurs, portant chacun un masque reproduisant leur visage, les échangeront tout au long de la pièce, dans un décor froid mais lumineux. Les mouvements d’ensemble sont assez troublants : corps et têtes se mélangent, il faut donc observer de très près les danseurs – surtout si on ne les connaît pas – pour assembler le puzzle. " La constellation consternée " propose un univers très épuré faisant la belle part aux lignes - notamment bras au sol. Une proposition très dansée, intériorisée.
“En un tour de piste, l’escadrille tirée à quatre épingles nous entraîne sur le terrain des petites et grandes manoeuvres de l’apparence masculine. Dans l’espace vide gris métallique, la parade des hommes, interchangeables et déshumanisés, n’attend qu’une bombe pour exploser. Et ça pète ! Il suffit d’un “switch” (inversion), comme son titre l’indique, pour que le cliché viril s’étrangle avec ses lacets de chaussure. Les masques tombent. Certains des gars ont des faux-seins et des faux-culs. Avec cette volte-face masculine-féminin, T. Lebrun signe une pièce sur le crépuscule des apparences et des genres”. Rosita Boisseau, Le Monde – février 2009 En savoir plus www.cieillico.fr
| 30 octobre 2009 | |  | |
« Qui danse »,
de Christian Bourigault/Cie l’Alambic
Cette pièce a été conçue pour 7 danseurs professionnels et 15 amateurs aux parcours, et expériences (anciennes ou récentes) et âges très différents (20 à 70 ans).
Un à un, les interprètes avancent sur scène, de dos, bonnets sur la tête, formant une ligne. Tout au long de la pièce, on verra à la fois les mouvements d’ensemble, où les personnalités sont presque gommées et les moments où chacun se distingue du groupe. La pièce n’était pas basée sur la virtuosité, ni sur le formatage des corps mais sur les notions de collectif et singularité, un certain trouble apparaît car il s’avère parfois difficile de reconnaître un danseur d’un très bon amateur. Ce n’est pas sans plaisir que l’on assiste à une danse de groupe, sans fioritures, où les corps, les mouvements dans l’espace et la composition sont recentrés autour de l’essentiel : danser.
La chorégraphie est à l’image de la partition, écrite par Christian Bourigault : très visuelle et géométrique. Il est de plus assez rare aujourd’hui de voir un groupe de danseurs effectuer des mouvements d’ensemble.
Calendrier : les 13 & 14 janvier au Théâtre de l'Agora d’Evry les 27 & 28 mars à L'Apostrophe à Cergy En savoir plus www.bourigault-alambic.com
| 27 octobre 2009 | |  | |
« Deng Deng » de Farid Berki,
avec 3 danseurs tchadiens et 1 DJ
Les danseurs forment un trio rythmé par les différentes musiques proposées par le DJ en fond de scène. Humour et traumatisme se cotoîent à travers l’utilisation d’objets. La pièce mêle habilement le traditionel (musique DJ sur rythmes africain), et le hip hop. CP
“En 2005 Farid Berki participe au premier festival hip hop de N’djaména (Tchad), c’est une véritable rencontre, un besoin de confrontation à cet univers culturel singulier qui compose avec des “bouts de ficelle” et aborde la culture hip hop comme pratique artistique globale. Au-delà de la transmission technique lors des stages, naît la volonté d’une aventure commune de création. Avec un peu d’humour et de rêves, les trois danseurs tchadiens et un DJ tenteront de dégager des espaces possibles pour croire à un avenir meilleur.”
Extrait du programme des Rencontres de la Villette. Calendrier:
24 octobre 2009 : Espace Albert Camus, Bron 27 au 29 octobre 2009 : Théâtre 140, Bruxelles, Belgique 28 novembre 2009 : Maison Folie, Mons 3 au 5 décembre 2009 : Grand Bleu, Lille 8 décembre 2009 : CNDC, Châteauvallon 15 décembre 2009 : Hangar 23, Rouen
8 mai 2010 : Espace Marcel Pagnol, Villiers le Bel 11 mai 2010 : Théâtre la colonne, Miramas 21 juin 2010 : Shanghai, Chine (à confirmer) Crédit photographie: Jérémie Roborg En savoir plus http://ciemeltingspot.free.fr
| 13 octobre 2009 | |  | |
« Hauts cris (miniature) »,
de Vincent Dupont
Objet scénique non identifié, spectral et fascinant. Si la pièce/cube de Rigal rapetisse et fait penser à la privation de liberté et à la solitude, le cube/salle à manger de V. Dupont est encore plus effrayant car il semble toucher à l’enfermement psychique, à la dévastation du monde et au vide qui l’entoure. Les sons - marmonement, frottement des objets et meubles sont amplifiés, les actions ralenties. Le spectateur est enveloppé, happé dans un univers où tout est décalé : la taille des meubles qui ne sont pas ce qu’ils paraissent, les actions de l’homme qui dégénèrent lentement et le rapport du corps au son étrange et déroutant.
"Situation : un danseur seul dans l’intérieur d’une salle à manger aux dimensions légèrement réduites. Surexposition lumineuse blanche sur paysage domestique. Il rampe sur le sol et les meubles. Grogne. Crie. Des capteurs sonores, prolongent chaque mouvement, chaque frottement, chacune de ses expirations en vacarme assourdissant. Ces infimes captations amplifient le son. Le grossissent. L’enflent. Alors, paradoxes. Un murmure assourdissant. Une lenteur dévastatrice. Une fureur de l’immobilité (….) Au premier abord le travail chorégraphique de V. Dupont apparaît essentiellement visuel. Les scénographies des spectacles, élaborées et réalisées avec soin, composent ainsi de véritables installations montées sur scène." Guillaume Désanges – Le journal des Laboratoires d’Aubervilliers n° 5
Crédit photographie : Linde Van Raeschelder
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| 12 octobre 2009 | |  | |
« Variations d’hiver » d’ Emanuel Gat – duo, 55’
et un autre programme, « Silent ballet » + « Sixty ffour »
Chorégraphe israëlien installé en France à Istres. Emmanuel Gat propose deux soirées composées de pièces de son répertoire : “Variations d’hiver” création pour le Festival Montpellier Danse 2009, ainsi que “Sixty four” sur une musique de Bach et “Silent ballet”, dansé, comme son titre l’indique, dans le silence. Au vu de ces trois pièces, on découvre une danse très architecturée, au geste précis, rapide et tranchant.
« Variations d’hiver » L’éclairage est métallique, la scène nue. Les deux danseurs, d’une grande virtuosité, proposent une danse incisive, très pure et sans fioriture. Le côté peut être un peu froid et très maitrisé est compensé par la bande son très éclectique qui apporte la touche d’émotion : Strauss, Beatles, Shubert, Riad al Sinbati. Une danse très pure et incisive. CP
“La gestuelle, tonique, fluidifiée par l’utilisation de spirales, s’emploie à pénétrer aussi les zones d’ombre de l’espace. Sans affèterie, avec austérité même, “Variations d’hiver” propose des combinaisons de mouvements d’une grande musicalité, explore jusqu’au bout les suites de l’initialisation du geste. Cette voie, choisie par Gat, éclaire les fondements de sa danse et suggère une vision du monde qui s’attache, littéralement, à l’essentiel.”
Michel Barthome – Danser – septembre 2009 CALENDRIER
13 et 14 octobre : Espaces Pluriels/Pau 6 novembre : Théâtre du Beauvaisis/Beauvais 8 novembre : Théâtre de la Colonne/Miramas 4,5,6 février : De Singel /Anvers/ Belgique 8 avril : Breda / Hollande
En savoir plus www.emanuelgatdance.com
| 10 octobre 2009 | |  | |
« Le Corbeau » de Myriam Gourfink,
duo (une danseuse, un musicien)
Myriam Gourfink s’est appuyée sur la virtuosité d’une danseuse de l’Opéra national de Paris pour interpréter la très lente décomposition d’un mouvement classique. La chorégaphie repose sur la capacité d’élévation des jambes de l’interprète, afin de rendre sensible l’espace vertical rarement exploité par les danseurs contemporains. Cette performance, d’une incroyable maîtrise, est accompagnée par la musique de K. Toeplitz. “Discrète et déterminée, M. Gourfink n’a pas fini de nous surprendre. Cette tête chercheuse, adepte des micro-mouevments déroulés lentement centimètre par centimètre, a chorégrahié un solo pour Gwenaëlle Vauthier, danseuse de l’Opéra de Paris. L’occasion pour M. Gourfink de creuser encore davantage sa partition gestuelle contraignante, gérée par ordinateur, en l’étirant à la verticale. Créé en 2008, ce solo a exigé un patient travail d’adaptation de la part de l’interprète.”
Rosita Boisseau, Télérama – février 2009
Calendrier de tournée de "Corbeau" de Myriam Gourfink :
Corbeau (2008) Le 29 août 2009 au e-werk, Kunstfest Weimar, Weimar – Allemagne Les 10 et 11 octobre 2009 au Teatro Vascello, Festival Romaeuropa, Rome – Italie Les 11 et 12 novembre 2009 au Tanzquartier, Vienne – Autriche Le 12 février 2010 à la Maison de la Musique, Nanterre – France Le 21 mai 2010 au Théâtre Paul Eluard, Bezons – France
Corbeau (2008) Molecular Black (2007) Le 2 mars 2010 au Lieu Unique, Nantes – France Copyright: KASPER T.TOEPLITZ En savoir plus www.jgdv.net www.myriam-gourfink.com
| 29 septembre 2009 | |  | |
« Fresque, femmes regardant à gauche »,
de Paco Decina
On retrouve dans la première partie de la pièce la rigueur et l’envoûtement propre au travail de Paco Decina. La très grand maîtrise des danseurs, la précision des lignes dessinées par les bras et les corps, alliées à une certaine épure nous transporte dans un univers que l’on retrouve assez rarement sur scène. Si l’on sort un moment de cette hypnose chorégraphique, il n’est pas toujours facile de s’en imprégner à nouveau. Il faut alors se laisser emporter par cette danse de l’apesanteur.
"Proche d’une expérience spirituelle, pour qui en a envie, sa danse ciselée et sculpturale déploie une chaîne de gestes qui nous relient les uns aux autres. L’apensanteur n’est jamais loin, l’hypnose non plus.... Entre intensité et retenue, les interprètes de Paco Dècina, souvent collaborateurs de longue date, cultivent une forme de modestie épatante. Leur transparence, leur façon de se faire oublier, résulte d’un talent vraiment immense”.
Rosita Boisseau, Télérama, 14 janvier 2009
En savoir plus http://cie.decine.free.fr
| 25 septembre 2009 | |  | |
“Mem-brain strat 1”,
de Maria Donata d’Urso, solo
Le décor est constitué de barres métalliques reliées entre elles par de solides élastiques – formant ainsi une sorte d’échaffaudage instable. La danseuse, tel un fauve reposant sur une branche, est allongée - ou plutôt tient dans un équilibre incertain sur l’un des tubes et se déplace de l’un à l’autre dans des poses évoquant l’animal ou le végétal. Une vision peut être moins plastique que “Collection particulière”, mais plus mystérieuse, accompagnée par une musique électronique. CP
“Membrane : le mot évoque l’élasticité, la pulsion, un bord entre dedans et dehors. En biologie cellulaire, c’est le tissu mince qui envelope un organe, le lieu de passage entre milieu extérieur et intérieur. Pour prolonger sa réflexsion sur la peau – envisagée en tant qu’élément plastique et poétique – Maria Donata d’Urso est allée à la rencontre d’autre champs de savoir.”
Gilles Almavi pour les Rencontres Chorégraphiques internationals de Seine Saint Denis
Calendrier: - le 17 octobre 2009 dans le cadre du festival "c'est comme ça" de l'échangeur à Château Thierry - le 12 mars 2010 ( en cours ) Bilbao, Guggenheim muséum - en Avril 2009 dans le cadre du festival de concordance, dates et lieux à définir
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| 29 août 2009 | |  | |
Parution de l’ouvrage Afrique danse contemporaine
Il y a vingtaine d’années, apparaissait en Afrique une nouvelle forme de danse. Depuis, les danseurs et chorégraphes du continent ont exporté leur travail dans le monde entier. Un phénomène dont on entend parler et qui désormais est mis en mots.
Le chorégraphe burkinabé Salia Sanou a choisi de retracer dans cet ouvrage édité aux Éditions du cercle d’art en partenariat avec le Centre National de la Danse et CULTURESFRANCE "l’ascension spectaculaire de la danse contemporaine en Afrique" tout en évoquant son parcours personnel.
Des premiers spectacles aux premières réponses, Salia Sanou propose ici ses réflexions sur de récentes écritures chorégraphiques. Fortement impliqué dans ce mouvement par ses rôles en tant que directeur artistiques des biennales "Danse l’Afrique danse/Sanga", par la création du premier centre de développement chorégraphique au Burkina Faso, la Termitière, par son rôle en tant qu’artiste engagé au sein de sa propre compagnie, il a su déceler les enjeux de la danse contemporaine en Afrique et analyser quels sont les prochains défis qu’elle pourra relever.
L’auteur a également fait appel à d’autres chorégraphes, pionniers comme lui, qui ont posé un regard sur ces questions et qui nous livrent leur vision de cette danse. Une vision également relayée par les photographies d’Antoine Tempe qui illustrent magnifiquement l’ouvrage.
En savoir plus http://www.cercledart.com/catalogue_ouvrages/9782702208861_afrique_danse_contemporaine
| 4 mai 2009 | |  | |
« Le cri »
Dans cette pièce de Nacera Belaza, chorégraphe d’origine algérienne il s'agit de donner une orientation intérieure : quitter le corps, libérer son énergie, accélérer, tout en maintenant la conscience à un endroit fixe — sans céder, sans tomber dans la transe.
« Inspiré par la traditionnelle, Le Cri tisse des correspondances entre la religion et le quotidien. Bande-son assourdie, voix étouffée du chanteur (Larbi Bestam), corps qui passent d'un pied sur l'autre dans un halo de lumière jaune. Lentement, Nacera Belaza et sa soeur Dalila font chauffer le mouvement [un seul — fondement de toute présence sur scène — refusant la séduction, l'artifice du geste dansé] jusqu'à ce qu'il les déborde en grandes vagues souples. Rivées au sol, elles semblent à la fois s'y visser et s'envoler.
Ce paradoxe se répercute sans fin dans la pièce, véritable exercice de jouissance très strict. Minimaliste et expansive, elle met dans la balance l'ascèse et la transe. La répétition et l'insistance maîtrisées du mouvement dérèglent l'horloge interne des interprètes pour emballer le système nerveux. Le plaisir se lit sur les visages. Qu'ils sourient ou se crispent dans une expression d'égarement presque douloureux, rien de factice dans leur extase. Avec Le Cri, Nacera Belaza signe une rêverie majeure sur l'humain et son désir de spiritualité en s'autorisant le plaisir. »
Où voir la pièce: Jeudi 5 février 2009 - CDC de Toulouse Vendredi 6 février 2009 - Théâtre de Cahors Mercredi 11 février 2009 - La Cité internationale – prog Hors saison ARCADI Samedi 7 Mars 2009 - Biennale nationale de danse du Val-de-Marne / Ivry Samedi 14 mars 2009 - Théâtre du Merlan / Marseille Dimanche 15 mars 2009 - Théâtre du Merlan / Marseille Mardi 17 mars 2009 Sharajh Biennale (9ème édition) / Émirats Arabes Unis (date à préciser) Jeudi 19 mars 2009 - Centre Culturel Jean Gagnant / Limoges Mardi 31 Mars 2009 - Théâtre d’Arles Jeudi 2 avril 2009 - Théâtre de l’Agora –Scène Nationale d’Evry et d’Essonne Mercredi 22 avril 2009 - Festival de Singel / Anvers / Belgique Jeudi 23 avril 2009 - Festival deSingel / Anvers / Belgique Samedi 25 avril 2009 - Festival Bipod à Beyrouth / Liban Samedi 16 mai 2009 - Institut du Monde Arabe / Paris 23 août 2009 Zürcher Theater Spektakel / Zurich 23, 24, 25 et 26 septembre 2009 - L’Agora à Montréal (4 représentations) Octobre 2009 (entre le 15 et le 20) Festival Temps Danse d’Automne – Forum du Blanc-Mesnil (dates à venir)
En savoir plus http://www.vannarath.free.fr/site/ http://www.algerie-dz.com/ http://www.paris-art.com/agenda/evenements/d_evenement/Nacera-Belaza-Le-Cri-10827.html http://www.telerama.fr/scenes/nacera-belaza-devouee-corps-et-ame-a-la-danse,28939.php
| 30 avril 2009 | |  | |
« WOZA» de la cie Via KatleHong (Afrique du sud)
« Woza » comme un cri, un dynamisme à l’état brut qui se répand du plateau à la salle. Ils sont 12 sur scène à déployer une énergie assourdissante et à nous faire vibrer aux rytmes des sons et des danses d’Afrique du sud. Leur point de départ : le pantsula « un mouvement de mode de musique et de danse, un véritable style de vie à travers lequel les jeunes des townships ont retourné leur fierté. » Leurs instruments : des bottes en caoutchouc (le gumboots ) qu’ils frappent au sol ou avec les mains pour en extraire des sons inhabituels, des jumbe pour endiabler encore plus le rythme effréné de leur danse, des bâtons, des chaussures à claquettes pour moderniser un mouvement crée au début des années 50.
Leur style : s’appuyer sur les aspects traditionnels de leur culture pour les faire évoluer vers une modernité réelle, emprunter aux différentes pratiques artistiques pour brasser musique, chant et danse, et relever le tout avec une dose d’humour et de bonne humeur contagieuse.
Un groupe uni, toujours synchronisé qui porte avec lui une énergie presque guerrière et qui sait communiquer toute la gamme de ses talents parfaitement maîtrisés. Un spectacle comme on en voit peu sur les scènes européennes composé de différents tableaux et de jeux de va et vient entre les danseurs.
Là, l’originalité n’est pas à chercher dans une chorégraphie scrupuleusement étudiée mais davantage dans l’énergie débordante des acteurs et dans la transmission de cette énergie.
Diffusion :
Du 26 au 29 mars 2009 à Paris – Théâtre National de Chaillot – France Du 7 au 9 mai 2009 à Montclair – Kasser Theater / Montclair State University – USA Le 17 mai 2009 à Noisy-le-Grand – Espace Michel Simon – France
CONTACTS DIFFUSION : Julie George & Damien Valette 50 rue Jean Pierre Timbaud - 75011 Paris - France Tel +33 (0)1 43 38 03 33 - Fax +33(0)1 43 38 91 83
En savoir plus www.jgdv.net http://www.jgdv.net/fiche_ViaKatlehong.htm
| 30 avril 2009 | |  | |
"Urban Ballet",
Compagnie Rêvolution / Anthony Egéa
La création se compose en quatre parties : un solo - d'une grande intensité et magnifiquement interprété , sur une musique de Vivaldi - un morceau d 'ensemble, sur "le Boléro", plus proche du ballet, ou de la danse moderne que du hip hop et une partie pouvant rappeler une sculpture vivante qui se désintègre, sur une musique de Xenakis. Ces pièces, et plus particulièrement la seconde - montrent de façon très habile le glissement du hip hop vers le contemporain, et le glissement des codes du classique (mouvements d'ensemble etc) vers les codes hip hop. Dates: 18 octobre 2008: Festival Karavel, Espace Albert Camus à Bron 9 décembre 2008: Festival H2O à Aulnay sous Bois 19 - 20 décembre 2008: Théâtre André Malraux de Rueil Malmaison 13 - 14 -15 janvier 2009: Scène nationale de Petit Quevilly / Opéra de Rouen 16 janvier 2009: Centre Juliobona de Lillebonne 20 - 21 janvier 2009: La Rampe à Echirolles 29 janvier 2009: Théâtre de Coutances Du 2 au 6 février 2009: musique et danse en Loire Atlantique à Nantes (4 représentations) 6 mars 2009: Théâtre de Corbeil Essonnes 20 mars 2009: Théâtre de L’Olivier à Istres 24 mars 2009: Théâtre de Poissy 26 mars 2009: Le Mail à Soissons 2 avril 2009: Le Trident, scène nationale de Cherbourg 9 avril 2009: L’Hermitage, Le Bouscat 28 – 29 avril 2009: Scène nationale de Bayonne 2 mai 2009: Breakin’Convention, Sadler’s Wells à Londres 15 mai 2009 : Le Nickel à Rambouillet 19 mai 2009: Théâtre de Saragosse, Espaces pluriels à Pau En savoir plus www.cie-revolution.com
| 28 avril 2009 | |  | |
b.c, janvier 1545, fontainebleau,
de Christian Rizzo
Christian Rizzo a composé ce rituel noir et blanc pour une danseuse de l’Opéra national de Lyon : noir des costumes, du manipulateur d’objets et des sculptures peluches qui pendent des cintres. Blanc de l’écrin qui sert de cadre aux lents déplacements de la danseuse, qui s’inscrivent comme des lettres sur les murs et le sol, rehaussés par l’éclat des bougies. Une sorte de songe transposé sur scène, enrobé par les sons électriques de Jérôme Nox.
« La première image est d’une beauté plastique telle qu’on pourrait s’en contenter. Une boîte blanche, des peluches noires qui dégoulinent du plafond, des myriades de petites bougies. Dans son écrin, une Madame en noir, façon Barbarella, découpe l’espace à grands mouvements nets et puissants sous l’œil d’un serviteur à tête de lapin. Répétitive et lente, la chorégraphie haute couture semble taillée à même la peau de Julie Guibert. Tombé net du geste sur les talons aiguilles, limpidité des lignes jusque dans les roulades soudain suspendues. Aucun flou dans les mains fermes, la danseuse remporte son pari de perfection. Entre performance et installation plastique, cette pièce exacerbe le style Rizzo, sa capacité à transformer l’espace en zone précieuse dont la blancheur amnésique sublime les corps, les objets, les sons et les lumières. » Rosita Boisseau, Télérama 5 décembre 2007 Disponibilités en 2009: - du 4 au 14 février 2009 - du 4 au 13 mars 2009 - du 9 au 19 avril 2009 - du 1er au 10 mai 2009 - juillet et août 2009
En savoir plus www.lassociationfragile.com
| 28 avril 2009 | |  | |
"Press",
de Pierre Rigal
Cette pièce pourrait symboliser la perte de la liberté. Liberté physique en proie au retrécissement de l’environnement immédiat, où les gestes et le corps doivent s’adapter en fonction de l’espace qui retrécit et qui casse le corps. Et liberté de l’esprit qui est concentré sur la survie du corps et ne peut penser à rien d’autre qu’à s’échapper où au mieux à intégrer les nouvelles contraintes.
"Dans sa boîte magique de 3,20 m de large sur 2,20 m de hauteur et de profondeur, ce solo d’un homme dans sa chambre croise la danse, le théâtre, l’illusion et l’acrobatie, sur le fil d’une fable existentielle universelle. Le propos de Press se résume à un cauchemar, une hallucination, de ceux qui font monter l’angoisse en même temps que les murs de votre chambre se déforment à vue. (…) L’antihéros incarné par Rigal récapitule physiquement, avec beaucoup d’invention, les grands motifs de la nausée contemporaine : solitude, enfermement, fatigue, claustrophobie, insomnie… Au cœur de sa toile, le corps sort de ses gonds. Il se contorsionne, devient pâte à modeler, prend les mesures de son périmètre d’incertitude jusqu’à se voir réduit à un confetti. " Rosita Boisseau, Le Monde - 30 mai 2008. Calendrier 08/09 : Tarbes Le Parvis, scène nationale 15 > 16 janvier 09 Nantes Le Lieu Unique 22 > 24 janvier 09 Toulouse Le Théâtre Garonne 29 janv > 7 février 09 Vanves Festival Artdanthé 12 > 13 février 09 Bruxelles (Belgique) Kaaitheater 20 > 21 février 09 Séville (Espagne) Teatro Central 6 > 8 mars 09 Bezons Théâtre Paul Eluard 19 > 20 mars 09 Montpellier Trioletto, Montpellier danse 24 > 25 mars 09 Lons le Saunier Scènes du Jura 11 > 12 mai 09 Eu Théâtre du Château 20 > 21 mai 09 Londres (R.U) Sadlers’Wells 28 > 30 mai 09
En savoir plus www.pierrerigal.net
| 19 avril 2009 | |  | |
La Maison du sourd, de Catherine Diverrès
Sur une scène coupée en deux par un écran de tulle, 2 danseuses et 4 danseurs en proie au désespoir et à la folie se jettent dans les bras les uns des autres et s’appellent à l’aide. Ils foulent de leurs pieds ce qu’on croit d’abord être des graviers, mais s’avèrent être de légers confettis. La musique, percussive et électronique, jouée en direct par Jean-Luc Guionnet, Mattin et Seijiro Murayama, accompagne la danse tantôt hystérique, tantôt cocasse ou effrayante, à l’image des apparitions fantomatiques de personnages masqués muets montés sur échasses. Ils semblent échappés des « Peintures Noires » hallucinées de la fin de vie de Goya, dont Catherine Diverrès s’est inspirée. Diffusion : 12 novembre 08 > 15 novembre 08 Théâtre National de Bretagne - Rennes
27 mars 09 > 28 mars 09 Teatro de la Laboral Asturias - Gijon, Espagne
03 avril 09 Grand Théâtre de Lorient
21 avril 09 > 23 avril 09 Festival Madrid en Danza - Espagne Production : Centre chorégraphique national de Rennes et de Bretagne
Coproduction : Théâtre national de Bretagne, Teatro de la Laboral Asturias, Espagne, Grand théâtre de Lorient, DeMon – Ambassade de France à Madrid, avec le soutien de Cultures France/Ministère des affaires étrangères/Ville de Rennes, INAEM – Ministerio de Cultura/España. Remerciements Institut français de Madrid
En savoir plus www.compagnie-catherine-diverres.com
| 18 février 2009 | |  | |
Aataba
Le point de départ de la pièce Aataba (le seuil) est l’exploration de la vie nocture marocaine à travers l’émergence de nouveaux lieux destinés à la fête ou à la libération du corps et qui constituent un univers réel au Maroc mais encore peu révélé.
Pour « Aataba », Taoufiq Izeddiou, chorégraphe marocain initiateur du festival « On Marche », invite cinq danseuses : quatre marocaines et une française. « Ainsi leurs savoirs chorégraphiques ne seront pas sans confrontation, ni surprise. Les sous-sols de la vie sociale deviennent vite les sous-sols de l’âme, où se crée un lien social dérobé au regard ; lieu de la rencontre, de la solitude, où se montre un rapport au corps différent. En s'imprégnant de ces gestes, les cinq danseuses revisitent les états physiques qui s'inventent dans les sous-sols - non pas pour les reproduire mais pour continuer à chercher de nouvelles interprétations de la danse contemporaine au Maroc. Le corps des cinq interprètes devient un seuil, une porte ouverte sur le mélange des usages, des rites, des attitudes et des musiques.Une chanteuse orientale est à leurs côtés, ainsi qu’une bande son composée d’enregistrement de boîtes de nuit, de voix de chefs africains ou arabes, du son d’une corde amplifiée, avec sur scène des bendir, ces tambourins qui existent partout dans le monde. » - le 6 Décembre 2008 à Caen : au Centre chorégraphique national de Caen France, festival « danse d’ailleurs » - le 30 janvier à Marrakech ,dans le cadre du festival « On marche » - le 19 mars au Théâtre de Cahors - En tournée en Afrique de l’est en 2009 (calendrier en cours de réalisation)
contacts de la compagnie : aataba.anania@yahoo.fr crédit photographie: Wassim Soltani En savoir plus http://www.marrakechnews.net/AATABA,-choregraphie-de-Taoufiq-IZEDDIOU-Creation-2008_a1632.html
| 27 janvier 2009 | |  | |
« Plateau solos»
CULTURESFRANCE propose à la diffusion un plateau de solos, composé par trois pièces au choix.
Voyage des poussières d’Ahmed Khemis/Tunisie - 25 minutes « Dans ce premier travail personnel d’écriture, Ahmed Khemis a choisi de mettre l’espace nu de la scène et le silence au service de ce corps en liberté qui explore des territoires dont il semble le seul à connaître l’existence. D’une aisance naturelle qu’on pourrait presque prendre pour de la désinvolture, sa pièce est construite sur un mouvement de balancier entre l’élan, la course déployés vers l’ailleurs et un reflux vers soi qui n’est pas immobilité, mais vibration intérieure. Ce voyage des poussières affirme une présence aérienne, aussi légère et frémissante qu’une pluie de particules qui rafraîchit l’esprit et l’entraîne très loin. » (Laurent Barré)
« Zazandrano» - Ariry Andriamoratsiresy/ Compagnie Rary/ Madagascar - 18 minutes Ariry Andriamoratsiresy, « dressé tel un androgyne est un repère indéniable pour les jeunes chorégraphes malgaches. Rigoureux, animé par un dynamisme qui frise parfois la transe, doté d’une franchise percutante, il représente la spontanéité et l’honnêteté et s’investit sans retenue dans la création en ayant comme seule source d ‘énergie l’amour de la danse et de son prochain. En 1995, Tsingory gagne le 2ème prix à la Rencontre Chorégraphique Interafricaine de Luanda et marque ainsi les premiers pas de la création malgache au niveau international. »
« Minimini » Serge-Aimé Coulibaly - Faso Danse Theatre/Burkina Faso - 25 minutes « Minimini est le premier solo de Serge-Aimé Coulibaly. Il témoigne d’une frustration liée à l’impression de se heurter à des obstacles chaque fois que l’on veut s’exprimer. Le spectacle est une exploration de la gestuelle qui associe la parole, le chant, et la danse comme une seule ligne directrice d’expression. Minimini utilise une scène complètement vide, pour laisser l’espace au corps, à l’émotion et à l’imaginaire. » Contact : fasodansetheatre@yahoo.com
Derrière moi/Behind me de Michel Kouakou/Côte d’Ivoire - 15 minutes Abordant subtilement l’espace, Behind me tente d’agencer un espace attentif à la possibilité de se frayer à tout moment des voies toujours plus harmonieuses. Ici , il adresse sa danse, comme une phrase aventureuse et lumineuse, tout enveloppée d'elle-même, pleine de son équilibre et de sa paix, de son poids et de sa mesure, de son rythme et de son temps. Pariant que les gestes ont toute chance de tenir un jour contre toute tentation de chaos. (Laurent Barré) Contact : daaradance@yahoo.com
Les enfants perdus, lost face de Qudus Onikeku/Nigéria - 20 minutes
La pièce de Qudus Onikeu, danseur acrobate, mais aussi écrivain et poète, développe le thème du combat quotidien de l’homme pour continuer d’avancer. Il l’introduit par un long poème à l’aprêté blues. Contact : onikeku@ykprojects.com OU VOIR LES PIÈCES ? « Minimini », « Voyages des poussières » et « Zazandrano » sont en tournée : le 13 décembre au Centre culturel français de Cotonou le 16 décembre au Centre culturel français d’Abidjan le 18 décembre au Centre culturel français de Dakar le 20 décembre au Centre culturel français de Saint-Louis le 23 décembre au Centre culturel français de Praia le 24 décembre au Centre culturel français de Mindelo le 27 décembre au Centre culturel français de Conakry Légende Photographie: Voyage des poussières, d’Ahmed Khemis
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| 28 octobre 2008 | |  | |
"Comedy", de Nasser Martin-Gousset
Les films ont une présence importante dans les créations de Nasser Martin Gousset. Dans "Comedy", le film n’est pas sur écran mais live : l’ambiance, très années 60, semble sortie d’une photo qui s’anime. On assiste à une comédie musicale sans paroles, à la fois nostalgique et désabusée (la jet set décadente mais joyeuse) sur la très belle musique de Dave Brubeck. Les danses chaloupées des groupes et des couples se font et défont, se figent et s’amballent régulièrement perturbées par la presence d’un serveur virtuose de l’équilibre éthilique. Une très belle scène d’ombres chinoise, façon BD, résume en quelques minutes un vol de diamants version fantomette.
“La façon dont Nasser Martin-Gousset chorégraphie chaque personnage tout en sculptant la masse des corps, la modelant par vagues, de droite à gauche, l’explosant dans un cercle, la recomposant en grappe est jouissif. Le jazz de Dave Brubeck, star des années 1960, fait monter et descendre les corps dans les montagnes russes de l’ivresse. Comedy est d’abord une pièce amoureuse du cinéma qui se rêve en grand écran, se fantasme en noir et blanc et se moque d’elle-même.” Rosita Boisseau, Le Monde - 26 juin 2008
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| 24 octobre 2008 | |  | |
"Good Morning, Mr. Gershwin",
Compagnie Montalvo-Hervieu
Dans cette nouvelle création, José Montalvo et Dominique Hervieu rendent hommage au prodige enthousiaste, libre et cultivé qui révolutionna la musique moderne. Ils puisent aux sources de l’entertainment américain, font danser leurs interprètes sur les célèbres songs de Broadway – de The man I love à I got rythm – accompagnent les partitions virtuoses des Trois préludes pour piano, et prolongent le geste citoyen d’un artiste qui, avec Porgy and Bess, éclaira d’une lumière sombre la société qui le portait aux nues. Dotés de la même insatiable curiosité que le compositeur, Montalvo-Hervieu empruntent avec lui à d’autres contextes culturels et, dans une translation constante entre arts majeurs et mineurs, déjouent les hiérarchies convenues des registres et des discours.
En savoir plus www.montalvo-hervieu.com
| 18 octobre 2008 | |  | |
"Petites histoires.com",
Kader Attou - Compagnie Accrorap / CCN de La Rochelle
Les scènes et les histoires s’entrecroisent : drôles et lègères, touchantes et d’une sensibilité à fleur de peau. Un canapé, un long fil à linge, une étrange horloge/sculpture sont manipulés par les danseurs et se transforment au gré de leurs humeurs. Cette pièce est un hommage émouvant aux pères.
"Aucune nostalgie niaise dans ce retour sur le passé du chorégraphe et de ses quatre danseurs qui vivent leurs souvenirs, si confortables soient-ils, comme d’increvables pépites de jouvence. Un canapé sur un plateau vide au-dessus duquel pend une menaçante masse de métal. Au fond, un fil à linge fait défiler des trophées modestes : bouquets de fleurs, slips et maillots de corps. La sobriété à malices du décor permet de lever en quelques secondes une table de pique-nique ou un théâtre de marionnettes derrière une nappe à carreaux rouges. Entre scènes de danse pure, souvent d’un sombre éclat, et saynètes gonflées d’énergie âpre, ces hommes se battent pour ne pas devenir les pantins de leur vies". Rosita Boisseau, Le Monde, 18 janvier 2008. En savoir plus www.accrorap.com
| 14 octobre 2008 | |  | |
Les lauréats de Danse l’Afrique danse
Ils sont 9 artistes sur scène, tous lauréats du concours Danse l’Afrique danse, organisé à Tunis en mai 2008. Le premier prix, la compagnie Inzalo, vient d’Afrique du sud avec une proposition portée par un tryptique aux gestes mesurés. L’humour, leitmotiv de la pièce, teinte la pièce d’une apparente légèreté contrebalancée par une chorégraphique précise et juste. La compagnie Baninga est originaire du Congo et présente la pièce "Njila na Njila". Ils sont 5 danseurs sur scène, et en contre-champ trois figurants qui structurent l’espace avec harmonie. Enfin, Kaolack, interprète sénégalais déclame une pièce engagée, comme un pamphlet sur la question de l’obtention des visas, de la circulation des êtres. Une pièce solide, violente qui laisse transpirer une personnalité étonnante.
Le plateau des lauréats est en tournée en France et à l’international jsuqu’au 3 décembre 2009 : - 11 octobre : Institut Français - Casablanca - 13 octobre : Institut Français - Fes - 24 ocotbre : Théâtre des Bergeries - Noisy le Sec - 26 ocotbre : Dusseldorf - 31 octobre : Biarritz Culture - 17 novembre : Festival international de danse de Tel Aviv - 19 novembre : Jérusalem - 21 novembre : Kermiel - 2, 3 et 5 décembre : Festival “Danse d’ailleurs” : Ifs/ Alençon et Cherbourg - 9 décembre : Troyes
En savoir plus http://www.printemps-danse.planet.tn/
| 14 octobre 2008 | |  | |
"Chez Rosette"
"Chez Rosette", c’est là que tous convergent: les misérables, les fortes personnalités, les caractères singuliers, les femmes un brin nymphomanes, les hommes politiques déchus, les valides, les handicapés. Un lieu où résonnent la disparité et la richesse des différences. Une galerie de portraits brossée avec humour et réalisme. C’est donc autour de ce "maquis" que Kettly Noel propose sa nouvelle création, rythmée par des tableaux aussi singuliers que cocasses. Là, tout va se dire, se parler, se chanter et se danser. Les gestes sont étudiés, la parole aussi, le corps se dévoile dans tous ses états, du plus gracieux au mal portant.
La scénographie, elle, est portée, par un lourd échafaudage ou des constructions métalliques autour desquels les personnages et le décor se meuvent, se heurtent , se croisent… Une pièce qui touche, qui bouleverse et qui ne peut laisser indifférent.
Où voir "Chez Rosette" : le 02 Décembre représentation à Vire, le 04 représentation à Rouen, le 18 représentation à Blanc-Mesnil.
Circulation en Afrique de l’ouest en 2009.
En savoir plus www.donkoseko.org/ http://www.blonbaculture.com/pdf/theatre/rosette.pdf
| 13 octobre 2008 | |  | |
"Protokol: Prokop", Système Castafiore
Sans équivalent dans le paysage chorégraphique français, les productions de la Compagnie Système Castafiore, empreintes de lyrisme et d’humour et riches en savoir-faire multiples, mêlent danse, images, installations sonores. Une compagnie menée par deux créateurs, la chorégraphe Marcia Barcello et le metteur en scène-compositeur Karl Biscuit à l’imagination bouillonnante.
"Protokol : Prokop", dernière création présentée au Théâtre National de Chaillot en février 2008, ne déroge pas à cette tradition du fantastique. Pièce pour sept danseurs et un quintet vocal. Traitée sur le mode de la bande dessinée, mais cette fois dans un univers tout en noir et blanc qui met en valeur d’une façon toute particulière les matériaux utilisés et les formes burlesques des costumes. Histoires extraordinaires, univers magique, humour décalé, sur des musiques baroques (chœur sur scène) et électro apportant lyrisme et modernité. Danse, images et sons, le jeu entre les trois est bien présent.
En savoir plus www.castafiore-systems.com
| 8 octobre 2008 | |  | |
"Turba",
Cie Maguy Marin / CCN de Rillieux-la-Pape
Aucune des pièces de Maguy Marin n’est innocente, “Turba” désigne la multitude, la confusion, le tumulte. Tombée amoureuse d’un texte de Lucrèce “de la nature des choses” et en particulier de cette idée que la création, voire même l’organisation sociale, ne peut advenir sans le désordre. Cette pièce pour 11 interprètes est une sarabande baroque digne des films de Fellini. La lente progression vers un tumulte généralisé est magnifiquement maitrisée, décor, musique, costumes et lumières compris. Il n’y a pas de danse propre mais une formidable action scénique.
DATES 08/09 : à la Biennale de la Danse de Lyon les 26, 27, 28 et 29 septembre 08 à Toulouse les 30 et 31 janvier 09 à Paris les 3, 4, 5, 6, 7 février 09 à Strasbourg les 12 et 13 février 09 à Lille les 17 et 18 février 09 à Ibos le 3 mars 09 à Montpellier le 11 mars 09
En savoir plus www.compagnie-maguy-marin.fr Contacts : Mail : info@compagnie-maguy-marin.fr; Tel/Fax : 04 72 01 12 30/04 72 01 12 31 Adresse : 30 ter, avenue Général Leclerc, BP 106 69140 Rillieux-la-Pape Nom de l’administrateur : Antoine Manologlou
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